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 LUNDI 12 OCTOBRE 2009
 
                                 Jean Sarkozy, 23 ans, était l'an dernier étudiant en deuxième année de droit à la Sorbonne





                                                    .
Une des infos politiques majeures du jour c'est la nomination de Jean Sarkozy, le fils du président de la République, à la tête de l'Etablissement public de la Défense, énorme fromage de la République. Ci-dessous quelques dépêches AFP sur les commentaires que cette nomination suscite. Vos réactions sont les bienvenues.


Epad: Montebourg (PS) dénonce "une prise de guerre clanique et familiale" (AFP)
Le député PS Arnaud Montebourg a dénoncé lundi la "prise de guerre clanique et familiale" que représenterait, selon lui, la nomination de Jean Sarkozy, fils cadet du chef de l'Etat, à la tête de l'Etablissement public de la Défense (Epad).
"C'est le privilège de naissance, c'est parce qu'il s'appelle Sarkozy qu'on nommerait un étudiant en droit de 2e année à la tête de l'Epad? Ca n'a aucun sens, c'est la destruction de l'esprit de la République", a déclaré M. Montebourg sur RMC. "Dans la déclaration des droits de l'Homme de 1789, il est dit que les postes sont attribués selon les capacités et les mérites, c'est ça une République digne de ce nom, mais quel est le mérite de Jean Sarkozy à part d'être le fils à papa", a dit le secrétaire national du PS à la rénovation. "Cette prise de guerre clanique et familiale, ce n'est pas que du népotisme, c'est la destruction par les pratiques du pouvoir de l'esprit républicain et de la République elle-même", affirme M. Montebourg. "Il n'y a plus aucune limite, on peut tout se permettre, il n'y a plus de principes ni de règles", a-t-il déclaré. Il n'a pas exclu, comme Ségolène Royal, que cette nomination puisse servir les intérêts du chef de l'Etat en vue de la prochaine élection présidentielle. "L'immobilier de la région parisienne c'est de l'or noir, il y a de l'argent derrière, il y a des intérêts derrière", dit-il.

Epad : l'UMP juge Jean Sarkozy "légitime" et dénonce "un procès d'intention" (AFP)
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a jugé lundi "légitime" la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l' epad , Etablissement public de La Défense, en dénonçant "un procès d'intention détestable" fait à son encontre.
"Le procès d'intention qui est fait aujourd'hui à Nicolas...à Jean Sarkozy est détestable", a expliqué, avec un lapsus, le porte-parole de l'UMP lors d'un point presse en estimant que le fils du président de la République avait "une triple légitimité" pour prétendre à présider l' epad . "On fait semblant d'oublier que Jean Sarkozy a été élu conseiller général au premier tour, il a donc la première des légitimités, celle des électeurs", a expliqué M. Lefebvre.
"Il a ensuite une deuxième légitimité: la majorité au Conseil général a choisi de le prendre comme président de groupe. La troisième légitimité est que cette majorité a considéré qu'il était le meilleur candidat (pour prendre la tête de l' epad , ndlr)", a ajouté M. Lefebvre. "Et, comme par hasard, comme Jean Sarkozy porte le même nom que le président de la République, on lui tombe dessus", a dénoncé M. Lefebvre.
"Personne n'a été étonné que Martine Aubry, fille de Jacques Delors, fasse de la politique", a-t-il lancé.
"Gilbert Mitterrand, le fils de François Mitterrand a été élu député de Gironde et Louis, le fils de Valéry Giscard d'Estaing, est aujourd'hui élu dans la circonscription que détenait son père", a abondé Dominique Paillé, porte-parole ajoint de l'UMP. Interrogé sur la compétence de Jean Sarkozy, conseiller général de 23 ans qui poursuit des études de droit, M. Paillé a expliqué que la politique était "sans doute le domaine dans lequel on reconnaît les talents indépendamment des règles habituelles que sont les diplômes".
"La vie politique est peuplée de gens qui sont arrivés très jeunes, très tôt sans véritablement être super diplômés et c'est une chance parce que cela permet l'ascenseur social", a-t-il ajouté en citant l'exemple de l'ancien ministre de l'Economie et des Finances, René Monory, qui avait "à peine son certificat d'étude".

Epad : Montebourg (PS) dénonce "une prise de guerre clanique et familiale" (AFP)
Le député PS Arnaud Montebourg a dénoncé lundi la "prise de guerre clanique et familiale" que représenterait, selon lui, la nomination de Jean Sarkozy, fils cadet du chef de l'Etat, à la tête de l'Etablissement public de la Défense ( epad ).
"C'est le privilège de naissance, c'est parce qu'il s'appelle Sarkozy qu'on nommerait un étudiant en droit de 2e année à la tête de l' epad ? Ca n'a aucun sens, c'est la destruction de l'esprit de la République", a déclaré M. Montebourg sur RMC. "Dans la déclaration des droits de l'Homme de 1789, il est dit que les postes sont attribués selon les capacités et les mérites, c'est ça une République digne de ce nom, mais quel est le mérite de Jean Sarkozy à part d'être le fils à papa", a dit le secrétaire national du PS à la rénovation. "Cette prise de guerre clanique et familiale, ce n'est pas que du népotisme, c'est la destruction par les pratiques du pouvoir de l'esprit républicain et de la République elle-même", affirme M. Montebourg. "Il n'y a plus aucune limite, on peut tout se permettre, il n'y a plus de principes ni de règles", a-t-il déclaré. Il n'a pas exclu, comme Ségolène Royal, que cette nomination puisse servir les intérêts du chef de l'Etat en vue de la prochaine élection présidentielle. "L'immobilier de la région parisienne c'est de l'or noir, il y a de l'argent derrière, il y a des intérêts derrière", dit-il.

Des internautes ironisent sur l'arrivée probable de Jean Sarkozy à la tête de l' epad (AFP)
La probable nomination de Jean Sarkozy à la tête de l' epad , l'établissement public chargé d'aménager le quartier de La Défense, faisait ironiser des internautes sur les réseaux sociaux lundi, certains évoquant l'arrivée du fils de Nicolas Sarkozy à des postes farfelus. Sur le site de micro-blogs Twitter, le sujet "jeansarkozypartout", signe de reconnaissance de ces internautes, apparaissait dans plusieurs centaines de messages et faisait partie des mots-clés les plus usités par les utilisateurs français de la plate-forme.
Leurs auteurs proposaient par exemple le nom de Jean Sarkozy pour remplacer le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon ou le sélectionneur de l'équipe de France de football Raymond Domenech.
Encore plus improbable, le fils de Nicolas Sarkozy était invité à servir de modèle pour le buste de la prochaine Marianne. Dans le même registre, plusieurs groupes ont été créés sur le site de socialisation Facebook. L'un d'entre eux, qui comptait 165 membres lundi midi, proposait de finalement attribuer le prix Nobel de la Paix 2009 à Jean Sarkozy à la place du président américain Barack Obama.
"En l'espace de quelques mois, Jean Sarkozy a rendu le sourire à des millions de Français, et oeuvrera désormais bientôt à l'avenir de la Défense, ce quartier fondamental pour la Paix dans le monde. Lui attribuer d'ores et déjà le prix Nobel de la Paix serait un formidable signe de reconnaissance, et surtout, d'encouragement", écrit le créateur de ce groupe pour justifier sa démarche. Ce week-end, une fausse offre d'emploi de président de l'Etablissement public de gestion de la Défense avait également été mise en ligne sur le site officiel de l'organisme avant d'être retirée lundi matin. La description du poste soulignait que les candidats devaient simplement être titulaires du baccalauréat et ne pas avoir d'expérience professionnelle.
"Des notions élémentaires de droit seraient bienvenues, même si vous redoublez sans arrêt la fac", était-il aussi indiqué. Jean Sarkozy, 23 ans, était l'an dernier étudiant en deuxième année de droit à la Sorbonne.

Ségolène Royal: que Sarkozy s'occupe de "l'intérêt général" plutôt que de "placer son fils" (AFP)
Ségolène Royal a tiré à boulets rouges dimanche sur le bilan "à mi-mandat" de Nicolas Sarkozy, l'accusant de "battre tous les records" en matière de création de taxes et le sommant de s'occuper "de l'intérêt général" plutôt que de "placer son fils", Jean Sarkozy.
Si Jean Sarkozy "ne portait pas le nom qu'il porte, est-ce qu'il serait à la place à laquelle il est aujourd'hui ?", s'est interrogée la finaliste de la présidentielle de 2007 lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. Le fils cadet du chef de l'Etat, 23 ans, devrait accéder prochainement à la présidence de l'établissement public d'aménagement de La Défense ( epad ).
"Est-ce que nous sommes en République ? La République, c'est quoi ? C'est la reconnaissance des places de chacun en fonction de ses mérites propres, pas en fonction du nom qu'il porte", a-t-elle lancé.
La présidente de Poitou-Charentes a fait allusion aux "enjeux", selon elle, de cette nomination. "Ca peut toujours servir avant une prochaine élection présidentielle, si vous voyez ce que je veux dire, de détenir ainsi des clefs et de brasser des milliards d'euros", a-t-elle lâché, sans en dire plus.
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